Quelle est la différence entre la fibre d’asclépiade et de coton: une question que se posent plusieurs d’entre vous. Bien que toutes les deux soient issues d’une plante,  les différences demeurent importantes.

Pollinisation
La fleur de chacune des deux plantes attire les pollinisateurs, mais le coton, contrairement à l’asclépiade n’a pas besoin d’être pollinisé par les insectes pour produire le fruit rempli de fibres. Heureusement, car le coton, une monoculture à grande échelle, nécessite son lot de pesticide d’où la grandissante popularité du coton biologique. La régie de culture de l’asclépiade impose de s’abstenir de l’usage de pesticide sur la plante justement pour éviter de nuire aux pollinisateurs.

La récolte
L’industrialisation de l’exploitation du coton a commencé en même temps que le début de l’ère industrielle. Les connaissances entourant la production et la récolte se sont donc améliorées au cours des 300 dernières années. Les machines à récolter le coton sont aujourd’hui perfectionnées et efficaces; celles de l’asclépiade,  encore à l’état expérimental. La mode de cueillette manuelle demeure aujourd’hui le plus répandu pour l’approvisionnement en asclépiade.

La fibre
La fibre de coton est suffisamment coriace pour être filée, tissée ou tricotée sans autre fibre de renfort. De son côté, la fibre d’asclépiade, bien que d’un diamètre semblable au coton, se démarque par sa nature creuse. Ceci lui procure une capacité isolante supérieure à toute autre fibre, mais apporte en contrepartie une fragilité qui impose de la mélanger avec d’autres fibres si on souhaite en faire un fil, et un tissu. C’est la raison pour laquelle on ne pourra produire un tissu ou tricot uniquement avec la soie d’Amérique. Ainsi, Yvonna, le modèle de la photo ci-dessus, porte une robe fait d’un tricot à 25% de fibre d’asclépiade et 70% de viscose d’eucalyptus et 5% d'élasthanne.

La tige
L’asclépiade a cependant un autre atout : la tige contient environ 20 à 25% d’une fibre aux propriétés équivalentes au lin.  De plus la tige de l’asclépiade à l’avantage d’être parfaitement rectiligne, donc facilement exploitable contrairement au lin canadien, que l’on produit pour l’huile, donc qui est fortement ramifié.

Avec tout son potentiel d’utilisation pour le vêtement, le textile d’asclépiade, encore qu’à ses balbutiements dans l’industrie, n’a pas fini de nous surprendre.

L'emballage, un fléau de notre temps

Un matériau que l’on disait aux mille vertus, est devenu une menace à l’environnement à cause d’un de ses avantages : la durabilité.  Même si les produits fabriqués de plastique pétro-sourcé ne sont pas nécessairement durables, leurs composantes persistent dans l’environnement.  Même dégradés en fines particules ils demeurent dommageables à la faune surtout celles des océans.

La conversion de la population au recyclage au cours des quarante dernières années a été fulgurante.  Aujourd’hui près de 100% des villes canadiennes offrent un programme de recyclage réduisant significativement la pression sur l’environnement. Pourtant, malgré ces efforts, l’ONU a décrété dès 2017 que la contamination des océans par le plastique était une crise planétaire.  Un des grands coupables : l’emballage. Même les infâmes bouteilles d’eau transformées en textile de type « fleece », se retrouvent au final  dans les océans au fil de l’usure du vêtement à chaque lavage du produit.

Le pétrole, à l’origine de 99% des plastiques produits aujourd’hui (selon European Bioplastic, Nova Institutes 2016), est le résultat de matières organiques soumises à des dizaines de siècles de transformation sous des plaques géologiques. Le pétrole même si d’origine initialement végétale, curieusement, n’a rien de biologique. Sa conversion en produits plastique entraine de plus une forte émission de gaz nocifs.

Heureusement, on réussit maintenant de mieux en mieux à court-circuiter les millénaires requis pour la production de pétrole en fabriquant des plastiques directement issus des végétaux, de la cellulose et/ou de l’amidon.  Par bonheur ces plastiques dit bio-sourcés sont pour la plupart biodégradables, donc inoffensifs pour les océans.

En éviter l’usage ou les récolter sur les plages

Les plastiques bio-sourcés sont donc particulièrement pertinents pour les produits d’emballage ou à usage unique.

C’est d’ailleurs ce qui a motivé Alternative Végétale à livrer ses produits avec emballage entièrement biodégradable et réduit au minium.

Si le 20e siècle a été celui du pétrole, le 21e est en bonne voie de devenir celui du bio-sourcé. À nous de faire les choix qui s’imposent: optons pour le biodégradable.

Depuis une quarantaine d’année, les confectionneurs de vêtements contre le froid misent sur les tissus imperméables dits « respirants ». Pourtant, encore aujourd’hui, des gens s’efforcent de souffler dans un tel tissu pour savoir s’il est vraiment respirant. L’ennui c’est qu’à travers une membrane (ou enduit) respirant l’air ne passe pas.

Le principe est plutôt fondé sur la perméabilité à la vapeur d’eau, dont est constituée la sueur, rendu possible par des micropores ou la nature fortement hydrophilique du polymère. La capacité de la membrane de laisser s’échapper la vapeur d’eau, mue par le différentiel de pression de vapeur, favorise le confort en réduisant la condensation de la sueur à l’intérieur du vêtement tout en empêchant le vent de le traverser.  Étant plus sec, le refroidissement du corps est moins probable lors des périodes de repos ou de faible activité. Autrement dit, c’est lorsque vous soufflez un peu que votre tissu respirant joue le mieux son rôle.

Une technologie assurément pertinente, mais qui a, comme toutes les autres, ses limites. Vous pourrez le constater avec n’importe quel vêtement « respirant » dès que vous exercez une activité modérée.  C’est la raison pour laquelle certains confectionneurs introduisent des ouvertures d’aération (vents en anglais) dans leur design. Au final lorsqu’on a trop chaud, rien ne vaut dézipper son manteau.

Bien que la Collection Dryad soit jeune, son créateur cumule plus de 30 ans d’expérience de conception de matériaux textiles.

C’est en 1988, à l’époque où je portais encore le sarrau blanc, que j’ai commencé à développer des matériaux textiles pour protéger les gens. Protéger contre le feu, les virus, les armes nucléaires, de la détection radar, infra rouge ou ultraviolet, et aussi contre le froid.

Avec mes collègues de l’industrie, il fallait adapter des matériaux textiles pour des environnements tant de chaleur torride que de froid glacial. C’est qu’au début, la guerre froide encore en vigueur amenait les fantassins des Forces canadiennes dans les milieux nordiques. Après la déconfiture de l’Union soviétique, les opérations se sont déplacées vers des milieux plus chauds comme le Moyen-Orient.

Même si vous n’êtes pas déployé en Afghanistan ou au cercle polaire, certaines innovations générées dans la fabrication de vêtement pour ces conditions extrêmes vous sont accessibles à travers la collection Dryad.

Les prochains articles porteront sur les implications de ces innovations pour les vêtements de la collection Dryad.

Un début en affaires c’est souvent ardu.  C’est à ce moment que l’on réalise que début et déboire commencent de la même façon.  J’ai semé mes premières graines d’asclépiade en 2013. En dépit d’une route parsemée d’embuches, la Soie d’Amérique a repris racine et cette fois sous de multiples déclinaisons. Plusieurs entreprises en ont fait leur matière première dans l’optique de la rendre accessible à tous et à toutes, ce qui en consolide d’autant la chaine d’approvisionnement.

Parmi ces entreprises on retrouve la mienne, Alternative Végétale, qui introduit un premier vêtement de la Collection Dryad, une veste sans manche. Suivront prochainement un modèle de parka pour femme et un pour homme.

Même si l’hiver est loin, vous êtes invité à en faire la réservation d’avance pour assurer une livraison à temps pour les grands froids. La confection est faite sur demande.

Parallèlement Alternative Végétale offre aussi des vêtements pour le travail au froid sous la Collection SyBer. La Garde Côtière canadienne opte pour ces modèles de vêtements depuis les premiers essais de la soie d’Amérique en 2017.

Je vous encourage à suivre les développements de la filière Soie d’Amérique via CollectionDryad.com.

© 2021. Propriété de Alternative Végétale

Conception de Créations Univers

linkedin facebook pinterest youtube rss twitter instagram facebook-blank rss-blank linkedin-blank pinterest youtube twitter instagram